| 17. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par va'ani {וַאֲנִ֗י | wa-ʾănî} 'et moi', conjonction enclitique marquant la reprise du discours divin. Hinnēnî {הִנְנִ֤י | hinnēnî} 'me voici' introduit solennellement le verbe, suivi du participe Piel mechazzek {מְחַזֵּק֙ | mə-ḥazzēq} 'endurcissant', qui exprime l’action causale de Dieu. Le marqueur d’accusatif ʾet {אֶת־ | ʾet-} place lev {לֵ֣ב | lēḇ} 'cœur' comme objet, ciblant mitzrayim {מִצְרַיִם | miṣ-rāyim} 'Égyptiens'. Veyav'u {וְיָבֹ֖אוּ | wə-yā-ḇō-ʾū} 'ils entreront' indique la conséquence immédiate du durcissement, et ʾaḥa-rê-hem {אַחֲרֵיהֶם | ʾaḥa-rê-hem} 'après eux' précise l’entrée derrière les Israélites. Enfin, weʾikkavdāh {וְאִכָּבְדָה | wə-ʾik-kā-ḇə-dāh} 'et je serai glorifié' énonce la finalité divine, énumérant ensuite les moyens humains (bə-parʿōh, u-və-kōl-ḥēlō, bə-riḵ-vō, u-və-pā-rā-šā-v), accentuant la manifestation totale de la gloire divine face à toute puissance militaire. |