| 8. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’expression instrumentale uveruakh {וּבְר֤וּחַ | û-ḇə-rûaḥ} « et par le souffle », soulignant l’origine causale du phénomène. Trois parfaits nifal parallèles — neermu {נֶ֣עֶרְמוּ | ne-ʿer-mû} « se sont amoncelés », nitsvu {נִצְּב֥וּ | nit-tsə-vû} « se sont dressés », et kafu {קָֽפְא֥וּ | qāf-’û} « se sont figés » — forment un crescendo poétique. La subordonnée comparative kemo-ned {כְמוֹ־נֵ֖ד | kə-mô-nêḏ} « comme un rempart » introduit une image saisissante. Le participe nozlim {נֹזְלִ֑ים | noz-lîm} « courants » sert de sujet au deuxième parfait et le complément prépositionnel belev-yam {בְּלֶב־יָֽם | bə-lēḇ-yām} « au cœur de la mer » précise le lieu, renforçant l’effet spectaculaire du miracle. |