| 23. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par le vav consécutif wayyo-mer {וַיֹּאמֶר | wayyo-mer} ‘et il dit’, suivi du démonstratif hūʾ {הוּא | hūʾ} ‘c’est’ et de la relative ’ăšer {אֲשֶׁר | ’ăšer} ‘ce que’. La juxtaposition de šabba-tōn {שַׁבָּתוֹן | šabba-tōn} ‘repos sabbatique’ et šabbat-qō-dêš {שַׁבַּת־קֹדֶשׁ | šabbat-qō-dêš} ‘sabbat de sainteté’ souligne la double dimension — cessation et consécration — du jour pour le SEIGNEUR. La structure infinitif+impératif (’ăšer-tōʼāpû … ʼēpû / ’ăšer-tə-ḇaš-šəlû … baššēlû) organise l’ordre culinaire préparatoire au sabbat. L’expression ʿad-hā-bō-qer {עַד־הַבֹּקֶר | ʿad-hā-bō-qer} ‘jusqu’au matin’ délimite la durée d’observation, signalant l’interdiction de collecte le jour sacré. Le français restitue ces constructions par une énumération coordonnée, préservant l’emphase et le rythme de l’original. |