| 7. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par uboqer {וּבֹ֗קֶר | ū-bō-qer} « et le matin », établissant une circonstance temporelle liée à la provision quotidienne. La vav consécutive de ure’item {וּרְאִיתֶם֙ | ū-rə-ʾî-ṯem} indique la suite immédiate : la vision de la gloire divine. L’expression beshamo {בְּשָׁמְע֥וֹ | bə-šā-mə-ʿō}, formée d’une préposition et d’un infinitif construit Qal, marque la simultanéité et la causalité — l’écoute divine des plaintes (telunnoteikhem {תְּלֻנֹּתֵיכֶ֖ם | tə-lun-nō-ṯê-kem}) conduit à la révélation de la gloire. La répétition du nom divin Yahweh après al {עַל־ | ʿal} souligne la cible première des reproches, avant de glisser vers la question rhétorique ve-nachnu mah kî tallinu aleinu {וְנַ֣חְנוּ מָ֔ה כִּ֥י תַלִּינוּ עָלֵֽינוּ} qui met en évidence la limite d’autorité des dirigeants humains face à la plainte du peuple. |