| 5. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre sur le vav consécutif vayavo {וַיָּבֹא | wa-yā-ḇōʾ} ‘et il vint’, marquant la progression temporelle. Le nom yitro {יִתְרוֹ | yiṯ-rô} ‘Jéthro’ est aussitôt précisé par khoten {חֹתֵן | ḥō-ṯēn} ‘beau-père’, soulignant l’alliance familiale. L’expression coordonnée u-vanav ve-ishto {וּבָנָיו וְאִשְׁתּוֹ | û-ḇā-nāw wə-ʾiš-tô} ‘ses fils et sa femme’ élargit le groupe. Deux prépositions successives, el-moshe {אֶל־מֹשֶׁה | ʾel mō-šeh} puis el-hamidbar {אֶל־הַמִּדְבָּר | ʾel ham-mid-bār}, définissent d’abord la destination vers la personne, puis vers le lieu. La proposition relative asher-hu khone sham {אֲשֶׁר־הוּא חֹנֶה שָׁם | ʾă-šer-hûʾ ḥō-neh šām} précise l’installation du camp, suivie de har ha-elohim {הַר הָאֱלֹהִים | har hā-ʾĕ-lō-hîm} ‘montagne de Dieu’, expression conjointe d’un repère géographique et d’une portée théologique. En français, l’ordre SVO est restauré et la hiérarchie narrative préservée. |