| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur ve'atta {וְעַתָּה | wə-'at-tāh} 'et maintenant', introduisant une transition décisive. La conjonction conditionnelle im {אִם־ | ʾim} précède l’infinitif absolu shamoa {שָׁמ֤וֹעַ | šā-mō-ʾaʿ} et l’imparfait tishmeu {תִּשְׁמְעוּ֙ | tiš-mə-ʿû}, formant un double impératif d’écoute. Beqoli {בְּקֹלִ֔י | bə-qō-lî} indique la source de l’ordre, tandis que l’ajout de ushemartem {וּשְׁמַרְתֶּם | u-šə-mar-təm} crée une coordination exégétique soulignant la fidélité à l’alliance (beriti {בְּרִיתִ֑י | bə-rî-tî}). Le vav conversif de vihiitem {וִהְיִ֨יתֶם | wə-hə-yî-tem} introduit la conséquence : être segullah {סְגֻלָּה֙ | sə-gul-lāh} 'trésor particulier' parmi haamim {הָעַמִּ֔ים | hā-ʿam-mîm}. Enfin, la conjonction ki {כִּי־ | kî} établit la raison universelle : kol haaretz {כָּל־הָאָֽרֶץ | kol hā-ʾā-reṣ} appartient à Yahweh, justifiant l’élection spéciale. Cette structure condition-résultat suit de près la syntaxe hébraïque tout en assurant une progression fluide en français. |