| 4. Exégèse Linguistique Le verset commence par la particule conditionnelle im {אִם | ʾim} 'si', établissant un cas légal hypothétique. Le groupe adonav lo yiten {אֲדֹנָיו לוֹ יִתֵּן | ʾă-ḏō-nāw lō yi-ttēn} 'son maître lui donne' met en avant l’acte de transfert d’autorité. La structure ve-yaldah lo {וְיָלְדָה לוֹ | wə-yāl-də-h lō} 'et elle enfante pour lui' est un parfait séquentiel indiquant l’achèvement de la naissance, suivi de la disjonction banim o banot {בָּנִים אוֹ בָּנוֹת | bā-nîm ʾō bā-nōṯ} 'fils ou filles' pour englober les deux catégories d’enfants. L’expression ha-ishah ve-yeldehah tihyeh la-adoneha {הָאִשָּׁה וִילְדֶיהָ תִּהְיֶה לַאדֹנֶיהָ | hā-ʾiš-šāh wi-yal-də-hā tiḥ-yēh la-ʾă-ḏō-né-hā} 'la femme et ses enfants seront au maître' souligne leur statut de possession, tandis que la coordination ve-hu yetse be-gappo {וְהוּא יֵצֵא בְּגַפּוֹ | wə-hū yē-ṣēʾ bə-gap-pō} 'et il sortira par lui-même' utilise le pronom détaché hu pour l’emphase et l’idiome pour exprimer l’isolement. En français, l’ordre SVO est rétabli tout en préservant la hiérarchie conditionnelle et la notion de possession. |