Ezekiel 13:22ExégèseBAT

Ezekiel 13 : 22 Justice | Tromperie | Repentance
22. Exégèse Linguistique
Le verset débute par la particule causale ya‘an {יַ֣עַן | yā‘an} ‘parce que’, introduisant la première réprimande. L’infinitif construct hak‘ot {הַכְאוֹ֤ת | haḵʾôt} ‘affliger’ précède le syntagme nominal lev-tsaddiq {לֵב־צַדִּיק֙ | lēḇ-ṣaddîq} ‘cœur du juste’, liant l’affliction à la justice. Šeqer {שֶׁ֔קֶר | šeqer} ‘mensonge’ désigne le moyen de tourment. La structure va‘anî lô hik‘avtîw {וַאֲנִ֖י לֹ֣א הִכְאַבְתִּ֑יו | va‘anî lōʾ hiḵʾāḇtîw} ‘moi je ne l’ai pas affligé’ encadre la défense divine. Ensuite, û-leḥazzēq {וּלְחַזֵּק֙ | û-ləḥazzēq} ‘et pour fortifier’ lance la deuxième séquence : yəḏê rāšā‘ {יְדֵ֣י רָשָׁ֔ע | yəḏê rāšā‘} ‘les mains du méchant’ comme complément d’objet, puis lə-viltî-šûv {לְבִלְתִּי־שׁ֛וּב | lə-ḇiltî-šûḇ} ‘afin de ne pas revenir’ exprime le but empêchant la repentance, et lə-hahăyôtô {לְהַחֲיוֹתֽוֹ | lə-hahăyôtô} ‘pour le faire vivre’ marque la conséquence : la survie injustifiée du méchant. Ce double schéma réprimande/défense et but/conséquence souligne la justice de Dieu face aux faux-prophètes.

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