| 38. Exégèse Linguistique La phrase commence par u-shfat-tîkh {וּשְׁפַטְתִּיךְ֙ | û-šə-paṭ-tîḵ}, un parfait Qal à la 1re pers. sg. avec vav consécutive soulignant l’intervention divine, suivi de miš-pə-ṭê nō-ʾă-ṯōṯ {מִשְׁפְּטֵ֣י נֹאֲפ֔וֹת | miš-pə-ṭê nō-ʾă-ṯōṯ} formant une chaîne construct qui spécifie le type de jugement. La coordination ve-shofkhot dam {וְשֹׁפְכֹ֖ת דָּ֑ם | wə-šōp̄-ḵōṯ dām} étend l’accusation à l’homicide, puis u-netattikh introduit de nouveau l’agent divin avant la série dam khemah ve-kinah {דַּ֥ם חֵמָ֖ה וְקִנְאָֽה | dām ḥē-māh wə-qin-ʾāh}, formant un syntagme cumulatif où « sang de la fureur et de la jalousie » accentue la portée destructrice du châtiment. Le verset s’appuie sur un parallélisme binaire et l’effet cumulatif du vav consécutif. |