| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule lo {לֹא | lōʾ} « non » en tête de phrase, mettant en avant l’absence de compassion, suivie du parfait ḥāsāh {חָסָה | ḥāsāh} « a eu pitié ». Le substantif ʿayin {עַיִן | ʿa-yin} « œil » fonctionne comme métonymie du regard bienveillant, renforcé par la répétition du pronom suffixal ʿālayikh {עָלַיִךְ | ʿā-lai-yiḵ} « sur toi ». La locution laʿăšōt lakh ʾaḥat mēʾēlleh {לַעֲשׂוֹת לָךְ אַחַת מֵאֵלֶּה} « pour faire ne serait-ce qu’une de ces choses » précise l’objet espéré. La vav consécutive introduit vatushlekhi {וַתֻּשְׁלְכִ֞י | wa-tuš-le-ḵî} « mais tu fus jetée », suivie de ʾel-pənei ha-sādeh {אֶל־פְּנֵי הַשָּׂדֶה | ʾel-pə-nê ha-śā-deh} « sur la face du champ ». L’expression be-ḡōʿal nap̄-šē-ḵ {בְּגֹעַל נַפְשֵׁךְ | bə-ḡō-ʿal nap̄-šē-ḵ} marque le motif du rejet par horreur. Enfin, be-yōm hul-le-det ʾō-ṭāḵ {בְּיוֹם הֻלֶּדֶת אֹתָֽךְ | bə-yōm hul-le-det ʾō-ṭāḵ} « le jour de ta naissance » situe cet acte au commencement de la vie. |