| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’adresse ben-adam {בֶּן־אָדָם | ben ʾâdam} « fils d’homme », formule soulignant la condition humaine d’Ézéchiel face à l’autorité divine. L’impératif dabber {דַּבֵּר | dabber} « parle » précède l’objet direct marqué par 'et {אֶת־ | 'et}, puis le groupe constructif ziqnei yisra'el {זִקְנֵי יִשְׂרָאֵל | ziqnê yiś-rā-ʾêl} « anciens d’Israël », désignant la cible de la parole prophétique. L’enchaînement des impératifs dabber et ve'emar {וְאֱמַר | wə-ʾēmār} « et dis » instaure le ton solennel. La formule koh amar adonai yehovah {כֹּה אָמַר אֲדֹנָי יְהוָה | kōh 'āmar ʾădōnāy Yə-hō-wāh} « ainsi parle le SEIGNEUR » introduit la déclaration divine. L’interrogation halidrosh 'ōtî 'ātem ba'im {הֲלִדְרֹשׁ אֹתִי אַתֶּם בָּאִים | hălîdrōš 'ōṯî 'ātem bā'îm} « est-ce pour consulter que vous venez ? » intensifie l’ironie. Le serment hay 'ānî {חַי אָנִי | ḥay 'ānî} « aussi vrai que je suis vivant » renforce l’emphase, suivi de la tournure nifal im iddaresh lāḵem {אִם־אִדָּרֵשׁ לָכֶם | 'im 'iddārēš lāḵem} où le refus de consultation est exprimé. La signature ne'um adonai yehovah {נְאֻם אֲדֹנָי יְהוָה | nə'ûm ʾădōnāy Yə-hō-wāh} « oracle du SEIGNEUR » conclut dans la tradition prophétique. |