| 33. Exégèse Linguistique Le serment d’ouverture ḥai ani {חַי־אָ֣נִי | ḥay-ʾā-nî} « Je suis vivant » établit l’invulnérabilité de la parole divine. Le syntagme d’autorité nəʾum ʾădōnāy Yahweh {נְאֻם־אֲדֹנָי יְהוִה | nə-ʾum ʾă-dō-nāy Yə-hō-wāh} combine deux titres divins pour souligner la souveraineté paradoxale. L’expression conditionnelle ʾim lōʾ {אִם־לֹא | ʾim lōʾ} fonctionne comme emphase exclusive sur le moyen d’action. Les groupes circonstanciels bə-yāḏ ḥăzāqāh {בְּיָד חֲזָקָה | bə-yāḏ ḥă-zā-qāh}, ū-və-zə-rō-ʿ nə-ṬÛ-yāh {וּבְזְרֹעַ נְטוּיָה | ū-və-zə-rō-ʿ nə-ṭû-yāh} et ū-və-ḥē-māh šə-p̄û-ḵāh {וּבְחֵמָה שְׁפוּכָה | ū-və-ḥē-māh šə-p̄û-ḵāh} détaillent la puissance divine (main, bras, fureur), formant un crescendo avant l’action culminante. Enfin, ʾem-lōḵ ʿă-lê-κem {אֶמְלֹךְ עֲלֵיכֶם | ʾem-lōḵ ʿă-lê-κem} présente la proclamation du règne sur le peuple. |