| 3. Exégèse Linguistique La structure introductive repose sur uvamerta {וּבָ֙מֶרְתָּ֜ | û-ḇā-mer-tā} ‘et tu diras’, qui instaure un discours direct. L’expression admat yisraʾel {אַדְמַ֤ת יִשְׂרָאֵל֙ | ʾaḏ-mat yis-rā-ʾêl} ‘terre d’Israël’ définit le destinataire. La formule koh amar Yahweh {כֹּ֣ה אָמַ֔ר יְהוָ֖ה | kō ʾā-mar Yə-hō-wāh} ‘ainsi parle le SEIGNEUR’ confère autorité prophétique. L’acte hineni elayikh {הִנְנִ֣י אֵלַ֑יִךְ | hin-nē-nî ʾê-lai-yiḵ} ‘me voici contre toi’ souligne l’imminence du jugement. Les verbes Hifil vehotzeti {וְהוֹצֵאתִ֤י | wə-hō-ṣê-ṯî} ‘je ferai sortir’ et vehichratti {וְהִכְרַתִּי֙ | wə-hiḵ-raṯ-tî} ‘j’arracherai’ décrivent l’usage de l’instrument charbi {חַרְבִּי֙ | ḥar-bî}. Le parallélisme tsaddik ve-rasha {צַדִּיק וְרָשָׁע | ṣad-dîq wə-rā-šāʿ} ‘le juste et le méchant’ accentue l’universalité de la sentence. Le schéma suit l’oracle classique : destinataire, parole divine, exécution du jugement. |