| 10. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre par veemeq {וְעֵ֣מֶק | wə-ʿēmeq}, substantif sans copule explicite, situant le lieu. Suit hasidim {הַשִׂדִּים | haśśid-dîm} pour nommer le site, puis la redondance expressive de beerot {בֶּאֱרֹת | bəʾērōṯ} répétée pour insister sur l’abondance, complétée par khemar {חֵמָר | ḥēmār}. Le récit avance grâce à deux wayyiqtol successifs—vayyanusu {וַיָּנֻסוּ | wayyānusû} (fuir) puis vayyippəlû-shāmmāh {וַיִּפְּלוּ־שָׁמָּה | wayyippəlû-šāmmāh} (tomber)—marquant la fuite puis la chute. La coordination melekh-sedom waamorah {מֶלֶךְ־סְדֹם וַעֲמֹרָה | meleḵ-səḏōm waʿămōrāh} associe un roi explicite et un deuxième lieu sous-entendu, d’où « le roi de Sodome et celui de Gomorrhe ». Hannišʾārîm {וְהַנִּשְׁאָרִים | hannišʾārîm} insiste sur les rescapés, tandis que herah {הֶרָה | herāh} et nasu {נָּסוּ | nāsû} concluent sur une nouvelle fuite vers la montagne, opposant la vallée et l’altitude. |