| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule vav consécutif et le verbe vatomer {וַתֹּאמֶר | wa-ttō-mer}, introduisant la plainte directe de Saraï en style narratif. La construction chamasi alekha {חֲמָסִי עָלֶיךָ} associe le substantif d’« outrage » à une préposition de direction pour transférer l’accusation sur Abram. L’énoncé anokhi natati shifkhati bechekha {אָנֹכִי נָתַתִּי שִׁפְחָתִי בְּחֵיקֶךָ} met en relief le pronom « moi » et l’action de remise de la servante au sein d’Abram, marquant l’intimité sociale. Le syntagme vatera ki haratah {וַתֵּרֶא כִּי הָרָתָה} signale la prise de conscience de la grossesse comme catalyseur. Le verbe va’ekal {וָאֵקַ֖ל} de la racine q-l-l exprime la dévalorisation sociale de Saraï, concrétisée par be’eineha {בְּעֵינֶיהָ} « à ses yeux ». Enfin, la clause jussive yishpot Yahweh {יִשְׁפֹּט יְהוָה} fonctionne comme appel à l’arbitrage divin, complété par la coordination beini uveineikha {בֵּינִי וּבֵינֶיךָ} pour délimiter les parties adverses. |