| 11. Exégèse Linguistique La phrase commence par hon {ὧν | hôn} « dont », pronom relatif au génitif placé en tête pour reprendre de manière résumée les victimes sacrificielles mentionnées auparavant. La conjonction gar {γὰρ | gár} « car » introduit une explication qui précise la pratique sacrificielle. Le verbe passif eispheretai {εἰσφέρεται | eis-phé-re-tai} « est apporté » a pour objet direct to haima {τὸ αἷμα | tó haî-ma} « le sang », tandis que zoon {ζῴων | zṓ-ōn} « des animaux » est au génitif dépendant du relatif, construisant l’idée « dont des animaux, le sang est apporté ». Le groupe prépositionnel peri hamartias {περὶ ἁμαρτίας | pe-rí ha-mar-tí-as} « pour le péché » exprime la finalité expiatoire, et eis ta hagia {εἰς τὰ ἅγια | eis tá há-gi-a} « dans les lieux saints » indique la destination cultuelle. Dia tou archiereos {διὰ τοῦ ἀρχιερέως | di-á toû ar-khi-e-ré-ōs} « par le grand prêtre » exprime l’agent humain au moyen de la préposition dia avec génitif. Dans la seconde partie, touton {τούτων | toú-tōn} « de ceux-ci » reprend l’antécédent du relatif et se combine avec ta somata {τὰ σώματα | tá sṓ-ma-ta} « les corps » pour former l’expression possessive « les corps de ceux-ci ». Le verbe passif katakaietai {κατακαίεται | ka-ta-kái-e-tai} « sont brûlés entièrement » (singulier avec sujet neutre pluriel) décrit l’action rituelle, tandis que exo tes parembolēs {ἔξω τῆς παρεμβολῆς | éx-ō tês pa-rem-bo-lḗs} « dehors du campement » fonctionne comme complément de lieu, soulignant la mise à l’écart des restes. En français, la traduction formelle reconstitue la longue phrase relative en gardant la progression « sang apporté… corps brûlés », et la dynamique simplifie légèrement la structure en introduisant une subordonnée circonstancielle de temps (« quand le sang… ») tout en conservant la relation entre l’offrande du sang et la destruction des corps hors du camp. |