| 10. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule interrogative ehi {אֱהִי | ʾĕ-hî} ‘où est ?’, rompant l’attente d’intervention humaine. Le substantif malkekha {מַלְכְּךָ | mal-kə-ḵā} insiste sur la royauté terrestre désirée, immédiatement suivi de la particule epo {אֵפוֹא | ʾê-p̄ō} ‘alors ?’ qui ajoute un ton ironique. Le verbe veyoshia-kha {וְיוֹשִׁיעֲךָ | wə-yō-ši-ʿă-ḵā} à l’imparfait Hiphil exprime un salut espéré, renforcé par le suffixe pronominal. L’expression bekhol-areikha {בְּכָל־עָרֶיךָ | bə-ḵol-ʿā-rê-ḵā} étend cette attente à toutes les cités, puis veshoftekha {וְשֹׁפְטֶיךָ | wə-šōp̄-ṭe-ḵā} rappelle le rôle judiciaire humain. La suite asher amarta tenah-li melekh vesarim lie la revendication explicite du peuple, soulignant la futilité de la quête d’une autorité humaine face au salut. |