| 21. Exégèse Linguistique Le verset suit une structure binaire parallèle articulée par deux couples verbaux au parfait introduits par la particule de coordination vav (veravtsu-sham {וְרָבְצוּ־שָׁ֣ם | wə-rā-ḇə-ṣū šām} « ils s’étendront là » et umale’u {וּמָלְא֥וּ | ū-mā-lə-ʾū} « ils rempliront »), soulignant l’envahissement progressif du lieu désolé. L’anaphore de l’adverbe sham {שָׁם֙ | šām} insiste sur la localisation de la ruine. Le second couplet, veshachenu {וְשָׁ֤כְנוּ | wə-šā-ḵə-nū} « elles s’établiront » et yerakkedu-sham {יְרַקְּדוּ־שָֽׁם | yə-raqqə-ḏū šām} « ils sauteront là », met en scène des créatures sauvages et mythiques (benot yaanah et useirim). Cette symétrie syntaxique et le renvoi constant au lieu désertique renforcent l’image apocalyptique d’une cité livrée aux forces de la désolation. |