| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par libbi {לִבִּי | lībbî} 'mon cœur', soulignant l’intensité émotionnelle. Le verbe Qal yizʿaq {יִזְעָק | yiz-ʿāq} 'il crie' à l’inaccompli traduit un cri continuel. L’expression beriḥehā {בְּרִיחֶהָ | bə-ri-ḥe-hā} 'ses fugitives' combine préposition et suffixe pronominal pour désigner ceux qui fuient. L’introduction des lieux par ʿad-tsōʿar {עַד־צֹעַר | ʿad-ṣō-ʿar} 'jusqu’à Tsoar' se prolonge par Églath-Shelishiya sous la même structure. Le doublet causal kî {כִּי | kî} 'car' segmente le propos : d’abord la montée maʿăle hallūḥîṯ {מַעֲלֶה הַלּוּחִית | ma-ʿă-lê hal-lū-ḥîṯ} 'montée de Luchith' traduite par « gravissent la montée », associée à bibkî {בִּבְכִי | bib-khî} 'en pleurs', puis derek ḥōrōnayyim {דֶּרֶךְ חוֹרֹנַיִם | de-rekh ḥō-rō-na-yim} 'chemin de Choronaïm' mis en relief par zaʿăqat-shever {זַעֲקַת־שֶׁבֶר | za-ʿă-qat-šě-ver} 'cri de détresse'. Enfin, le Piel yəʿōʿerû {יִעֹעֵרוּ | yə-ʿō-ʿê-rû} 'ils feront retentir' intensifie l’image d’alarme collective. |