| 11. Exégèse Linguistique Le syntagme temporel beyom {בְּיוֹם | bə-yôm} 'au jour' marque le cadre temporel de chaque action, niteekh {נִטְעֵךְ | nit-ʿēḵ} 'tu plantes' introduit un sujet possédé féminin, et la forme Hiphil jussive tesagshegi {תְּשַׂגְשֵׂגִי | tə-śagśēgî} 'tu fais prospérer' exprime le sens causatif (c’est le plant qui croît). Le parallélisme uvabboker {וּבַבֹּקֶר | û-va-bbōqer} 'et au matin' – zareekh {זַרְעֵךְ | zar-ʿēḵ} 'ta semence' – tafrikhi {תַּפְרִיחִי | ta-prî-ḥî} 'tu fais fleurir' renforce la succession des actes agricoles, tandis que l’expression composée ned qatsir {נֵד קָצִיר | nēḏ qāṣîr} 'tas de moisson' souligne l’accumulation vaine. La seconde séquence temporelle beyom {בְּיוֹם | bə-yôm} 'au jour' – nachalah {נַחֲלָה | na-ḥă-lāh} 'affliction' – ukheev {וּכְאֵב | û-kə-ʾēḇ} 'et comme douleur' – anush {אָןֽוּשׁ | ʾānûš} 'incurable' crée un autre cadre de souffrance irréversible. L’adversatif français (« mais » / « pourtant ») marque la rupture entre l’espérance de croissance et le désastre. |