| 3. Exégèse Linguistique Le texte hébreu s’ouvre sur le syntagme kol yoshvei tevel ve-shokhnei arets {כָּל־יֹשְׁבֵי תֵבֵל וְשֹׁכְנֵי אָ֑רֶץ | kōl yōšəḇê tē-ḇēl wəšōḵnê ʾā-reṣ} 'tous ceux qui habitent la terre', où deux participes construct Qal soulignent l’universalité. Il enchaîne avec deux propositions temporelles parallèles fondées sur l’infinitif absolu nso et l’infinitif construct kitqoa : ki nso-nes harim tiru {כִּנְשֹׂא־נֵס הָרִים תִּרְאוּ | kî nəsʾō-nēs hārîm tirʾū} 'lorsque la bannière se lève sur les montagnes, vous verrez' et ve-kitkoa shofar tishmeu {וְכִתְקֹעַ שׁוֹפָר תִּשְׁמָעוּ | wəkîṯ-qōʿa šō-p̄ār tišmāʿū} 'et lorsqu’une trompette sonnera, vous entendrez'. L’usage des infinitifs absolu et construct met en relief la certitude et la simultanéité des signaux visuels et sonores. |