| 2. Exégèse Linguistique La construction débute par un participe actif ha-sholeach {הַשֹּׁלֵחַ | haš-šō-lē-aḥ} 'celui qui envoie', suivi des compléments circonstanciels ba-yam tsirim u-bikhlei gome {בַּיָּם צִירִים וּבִכְלֵי־גֹמֶא | ba-yām ṣî-rīm ū-ḇiḵ-lē-gō-meʾ} qui situent l’action dans un cadre maritime. L’impératif lechu malakhim kallim {לְכוּ מַלְאָכִים קַלִּים | lə-ḵû mal-ā-ḵîm qal-lîm} oriente la mission des messagers. Les participes memushakh u-morat {מְמֻשָּׁךְ וּמוֹרָט | mə-mu-šāḵ ū-mō-rāṭ} décrivent le territoire visé, insistant sur son étendue et son nivellement, tandis que nora {נוֹרָא | nō-rā} souligne la crainte qu’il inspire. L’expression va-hale’ah {וָהָלְאָה | wa-hā-le-ʾāh} marque une étendue temporelle continue plutôt qu’un lieu. Le chiasme kav-kav {קַו־קָו | qav-qāv} renforce l’idée de précision métrique, et la relative asher bazu neharim artso {אֲשֶׁר־בָּזְא֥וּ נְהָרִ֖ים אַרְצֽוֹ | ʾă-šer bāz-ʾū nə-hā-rîm ar-tsô} met en avant les fleuves comme agents de division du territoire. |