| 22. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la conjonction waw associée à l’inaccompli Qal venagaf {וְנָגַף | wə-nā-gaf}, qui place le SEIGNEUR avant même le marqueur d’objet direct ʾet Mitsrayim {אֶת־מִצְרַיִם | ʾet miṣ-rayim}. Les infinitifs absolus nagof et verapo {נָגֹף וְרָפֹא | nā-gōf wə-rā-p̄ō} expriment à la fois la sévérité et la miséricorde en juxtaposant jugement et restauration. Le parfait Qal veshavu {וְשָׁבוּ | wə-šā-ḇû} avec l’expression ʿad Yahweh {עַד־יְהוָה | ʿad Yahweh} illustre le retour progressif vers le SEIGNEUR. Puis le Nifal inaccompli veneetar {וְנֶעְתַּר | wə-ne-ʿtar} signale la prière exaucée, suivie de l’inaccompli Qal urepa’am {וּרְפָאָם | û-rə-p̄ā-ʼām} qui achève la restauration. Cette syntaxe tripartite — jugement, repentance et guérison — renforce la tension théologique entre discipline et miséricorde. |