| 21. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la forme passive initiale venodaʿ {וְנוֹדַע | wə-nō-ḏāʿ} 'il sera connu', plaçant en relief la révélation divine reçue par l’Égypte. La redondance de la connaissance avec veyadʿu {וְיָדְעוּ | wə-yā-ḏə-ʿū} 'ils connaîtront' et la particule et-Yə-hō-wāh {אֶת־יְהוָה | ʾeṯ-Yə-hō-wāh} 'le SEIGNEUR' renforce l’idée d’une reconnaissance progressive. L’expression temporelle bayom hahu {בַּיּוֹם הַהוּא | ba-yōm ha-hūʾ} 'en ce jour-là' introduit une échéance prophétique. La coordination de veavdu {וְעָבְדוּ | wə-ʿā-ḇə-ḏū} 'serviront' avec zevaḥ {זֶבַח | ze-ḇaḥ} 'sacrifice' et minḥah {מִנְחָה | min-ḥāh} 'offrande' décline la dimension cultuelle du texte. Enfin, l’association venadru-neder {וְנָדְרוּ־נֵ֥דֶר | wə-nā-ḏə-rū-nê-ḏer} 'ils feront vœu' et veshillemu {וְשִׁלֵּמוּ | wə-šil-lē-mū} 'ils accompliront' souligne l’exhaustivité de l’engagement rituel. Cette progression syntaxique et l’usage de la répétition soutiennent la portée universelle de la prophétie. |