| 2. Exégèse Linguistique Le verset se compose de deux segments coordonnés par la conjonction vav : avlah {אָבְלָה | ʾāḇ-lāh} 'elle est en deuil' introduit Yehudah {יְהוּדָה | yə-hū-ḏāh}, puis ushe'areha {וּשְׁעָרֶ֥יהָ | û-šə-ʿā-re-hā} + umlulu {אֻמְלְל֖וּ | ʾum-lə-lû} forment une construction passive décrivant l’état des portes, renforcée par kadru {קָדְר֣וּ | qā-ḏ-rû} 'elles sont sombres' soulignant l’accumulation de noirceur. La préposition lamed dans laaretz {לָאָ֑רֶץ | lā-ʾā-reṣ} étend cette tristesse 'jusqu’à la terre'. La coordonnée vetzivchat {וְצִוְחַ֥ת | wə-ṣiw-ḥaṯ} 'et la clameur' fait basculer vers la dimension sonore, et alatah {עָלָֽתָה | ʿā-lā-ṯāh} 'elle est montée' emploie le parfait pour marquer l’aboutissement du cri collectif. |