| 3. Exégèse Linguistique Le verset exploite la parataxe hébraïque en enchaînant des verbes parfaits successifs, chaque action étant introduite implicitement par la conjonction. Le waw-consecutif de veaddirehem {וְאַדִּרֵיהֶם | wə-ʾad-dirê-hem} signale l’action initiale « leurs nobles », suivi de shalchu {שָׁלְחוּ | šāl-ḥū} pour « ils ont envoyé » puis de tseirehem {צְעִירֵיהֶם | ṭə-ʿî-rê-hem} « leurs jeunes hommes » comme complément d’agent pour lamayim {לַמָּיִם | la-mā-yim} « vers l’eau ». L’expression al-gevim {עַל־גֵּבִים | ʿal-gē-vîm} forme un lieu de destination, tandis que la négation lo-matze'u {לֹא־מָ֣צְאוּ | lō-ʾ-mā-ṣə-ʾū} met en relief l’échec : « ils ne trouvèrent pas ». Le passage enchaîne ensuite shavu {שָׁ֤בוּ | šā-ḇū} « ils retournèrent » puis keleiem {כְלֵיהֶם֙ | kə-lê-hem} « leurs récipients » vides, marqué par reikam {רֵיקָ֔ם | rê-qām} « vides ». Le climax se conclut par boshu {בֹּ֥שׁוּ | bō-šū} « ils furent honteux », vehokhlemoo {וְהָכְלְמ֖וּ | wə-hā-ḵ-lə-mū} « ils furent humiliés » et vechafu {וְחָפ֥וּ | wə-ḥā-p̄ū} « ils couvrirent » leur rosham {רֹאשָֽׁם | rō-šām} « tête », chaque verbe intensifiant la réponse émotionnelle. En français, l’ordre sujet-verbe-complément est respecté et les prépositions sont adaptées pour assurer la fluidité narrative. |