| 6. Exégèse Linguistique Le verset commence par umetu {וּמֵתוּ | û-mē-thū} ‘mourir’, où la vav consécutive transforme le parfait en perspective future et affirme la certitude du jugement. L’antithèse gedolim et qetannim {גְדֹלִים | gə-ḏō-lîm; קְטַנִּים} constitue un merisme soulignant l’universalité de la mort. L’expression baarets hazot {בָּאָרֶץ הַזֹּאת | bā-ʾā-reṣ ha-zôṯ} localise l’action en Israël. La série de négations introduites par lo {לֹא | lōʾ} devant yiqqaveru {יִקָּבֵרוּ | yiq-qā-vê-rū}, yispeḍu {יִסְפְּד֣וּ | yis-pə-ḏū}, yitgodedad {יִתְגֹּדַד | yit-gō-daḏ} et yiqqareach {יִקָּרֵ֖חַ | yik-qā-rē-aḥ} crée un parallélisme négatif, bannissant tout rite funéraire. L’emploi de formes verbales variées (Nifal, Qal, Hitpael, Piel) nuance l’interdiction de l’ensevelissement, de la lamentation, des incisions et du rasage, renforçant l’absolu de la loi divine. |