| 10. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par ani {אֲנִי | ʾă-nî} 'Moi' immédiatement suivi de Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} 'SEIGNEUR', établissant le sujet divin. Un parallélisme lexical associe choqer {חֹקֵר | ḥō-qēr} 'scruter' et bochen {בֹּחֵן | bō-ḥēn} 'tester', appliqués à lev {לֵב | lēḇ} 'cœur' et à kelayot {כְּלָיוֹת | kə-lā-yōṯ} 'reins', soulignant l’examen exhaustif des intentions et des dispositions. La conjonction ve-latet {וְלָתֵת | wə-lā-ṯēt} introduit la conséquence, action de donner, suivie de deux constructions prépositives en parallèle : kidrakhav {כִּדְרָכָיו | ki-ḏə-rā-ḵāw} 'selon ses voies' et kifri {כִּפְרִי | ki-frî} ma’alalav {מַעֲלָלָיו | ma-ʿă-la-lāw} 'selon le fruit de ses actions', qui délimitent le critère de la rétribution. Cette structure conditionnelle implicite renforce la responsabilité individuelle devant la justice divine. |