| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’adjectif ʿaqov {עָקֹב | ʿā-qōḇ} 'trompeur', mis en tête de phrase pour souligner la duplicité du sujet. Il est suivi de hal-lev {הַלֵּב | hal-lēv} 'cœur', qui désigne le siège des pensées et des émotions. L’expression comparative mi-kol {מִכֹּל | mi-ḵōl} 'de tout' intensifie l’étendue de cette tromperie. La coordination ve-anush {וְאָנֻשׁ | və-ʾā-nûš} 'malade' ajoute un jugement moral sur l’état irréversible. Le pronom hu {הוּא | hūʾ} 'il' insiste sur la permanence de cette condition, et la question finale mi yedaʿennu {מִי יֵדָעֶנּוּ | mī yē-ḏā-ʿe-nû} 'qui le connaîtra' forme une interrogation rhétorique soulignant l’impossibilité de sonder la complexité intérieure du cœur. |