| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la conjonction narrative ve-hayah {וְהָיָה | wə-hā-yāh} 'et il sera', marquant l’enchaînement prophétique. Le comparatif ke-ar’ar {כְּעַרְעָר | kə-‘ar-‘ār} 'comme un junipérus' crée un tableau de stérilité et d’isolement. L’expression ba-‘aravah {בָּֽעֲרָבָה | bā-‘ă-rā-ḇāh} 'dans la steppe' localise la scène dans une région désertique. La négation vav-lo + yir’e {יִרְאֶה | yir-’eh} 'il ne verra pas' exclut toute perception du bien (tov {טוֹב | ṭōḇ}). Le verbe ve-shakhan {וְשָׁכַן | wə-šā-ḵan} 'et il habitera' relie la malédiction à la résidence dans les charerim {חֲרֵרִים | ḥă-rē-rîm} 'terres arides'. Les compléments ba-midbar {בַּמִּדְבָּר | bā-mid-bār} 'dans le désert' et erets melecha {אֶרֶץ מְלֵחָה | ’e-reṣ mə-lē-ḥāh} 'terre de sel' insistent sur la stérilité, tandis que ve-lo teshev {תֵשֵׁב | tē-šēḇ} 'et elle ne siègera pas' conclut sur l’absence de vie. |