| 12. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur l’adverbe ken {כֵּֽן־ | kēn} 'ainsi', introduisant la corrélation prophétique. Vient ensuite une forme d’imparfait à valeur de futur certain ’eseh {אֶעֱשֶׂ֞ה | ʾe-ʿe-seh} 'je ferai'. L’expression la-makom ha-zeh {לַמָּק֥וֹם הַזֶּ֛ה | la-ma-qom ha-zeh} fonctionne comme complément de lieu ciblé. La formule ne’um Yahweh {נְאֻם־יְהוָ֖ה | nə-um Yə-hō-wāh} qualifie l’oracle comme parole solennelle du SEIGNEUR. La conjonction u-le-yoshbav {וּלְיֽוֹשְׁבָ֑יו | u-lə-yō-shə-ḇāw} étend le jugement aux habitants, et ve-la-tet {וְלָתֵ֛ת | və-lā-tēt} introduit la conséquence infligée à ha-ir ha-zot {הָעִ֥יר הַזֹּ֖את | ha-ʿir ha-zōt} 'cette ville'. Enfin, ke-tofet {כְּתֹפֶת | kə-tō-pheṯ} instaure la comparaison métaphorique, soulignant le caractère profane du lieu. La structuration conjonctive crée une progression cause-à-effet et préserve le rythme solennel du texte. |