Jeremiah 22:28ExégèseBAT

Jeremiah 22 : 28 Mépris | Exil | Descendance
28. Exégèse Linguistique
Jérémie 22:28 commence par l’apposition de haʿetzeb {הַעֶ֨צֶב | ha-ʿē·ṣeḇ} ‘idole’ et des participes nivzeh {נִבְזֶ֜ה | niv·zēh} ‘méprisé’ et nafuts {נָפ֗וּץ | nā·fūṣ} ‘brisé’, une accumulation qui souligne la dégradation de Jeconia. L’expression haʾish hazzeh konyahu {הָאִ֤ישׁ הַזֶּה כָּנְיָ֔הוּ | ha·ʾīš haz·zēh kə·nə·yā·hū} ‘cet homme, Jeconia’ installe une mise à distance rhétorique. Le groupe conditionnel im-keli ein chefetz bo {אִ֨ם־כְּלִ֔י אֵ֥ין חֵ֖פֶץ בּ֑וֹ | ʾim·kə·lî ʾên ḥē·feṣ bō} ‘si c’est un récipient qui ne suscite aucun intérêt’ justifie le rejet. Les verbes Hofal hutalu {הֽוּטֲלוּ֙ | hū·ṭa·lū} et ve·hushleka {וְהֻשְׁלְכ֔וּ | wə·huš·lə·kû} « ont été rejetés » et « ont été jetés » expriment la passivité forcée. La relative asher lo-yadaʿu {אֲשֶׁ֥ר לֹא־יָדָֽעוּ | ʾă·šer lō·yā·ḏā·ʿū} ‘qu’ils ne connaissaient pas’ conclut sur l’exil et l’aliénation.

Plus sur ce verset