| 18. Exégèse Linguistique Le verset débute par ki {כִּ֣י | kî} ‘car’, introduisant le motif causatif, suivi de mi {מִ֤י | mî} ‘qui’, signalant l’interrogation rhétorique sur l’accès à la révélation. Le verbe amad {עָמַד֙ | ʿā-mad} ‘se tenir’ met en relief l’action volontaire de l’auditeur dans be-sod {בְּס֣וֹד | bə-sōḏ} ‘conseil secret’, image d’un cercle restreint. Le nom Yahweh {יְהוָ֔ה | Yə-hō-wāh} affirme l’autorité divine, et ve-yire {וְיֵ֖רֶא | wə-yē-reʾ} ‘voir’ associé à ve-yishma {וְיִשְׁמַ֣ע | wə-yish-maʿ} ‘entendre’ forme une paire copulative soulignant la double modalité de la perception prophétique. L’expression et + devaro {אֶת־דְּבָר֑וֹ | ʾet də-ḇā-rō} désigne l’objet direct ‘sa parole’. La seconde partie reprend mi {מִֽי־ | mî} ‘qui’, puis hikshiv {הִקְשִׁ֥יב | hiq-šîḇ} ‘prêter l’oreille’ et va-yishma {וַיִּשְׁמָֽע | way-yish-maʿ} ‘entendre’, insistant sur la réception active et son aboutissement. La structure parallèle de ces deux questions met en relief la rareté de ceux qui accèdent véritablement aux secrets du SEIGNEUR. |