| 28. Exégèse Linguistique Le verbe wayyishkon {וַיִּשְׁכּ֤וֹן | wayyiškōn} 'et il habite' ouvre la phrase avec le vav consécutif, signalant la poursuite narrative. Le syntagme arim nikhadot {עָרִים נִכְחָד֗וֹת | ʿārîm niḵādōṯ} associe un nom pluriel à un participe nifal pour qualifier passivement les villes. L'expression batim lo yeshvu lamo {בָּתִּים לֹא־יֵ֣שְׁבוּ לָמוֹ | bāttîm lō yēšḇû lāmo} introduit une construction elliptique où lo…yēšḇû lāmo marque l'absence d'habitat. La conjonction asher {אֲשֶׁר | ʾăšer} introduit une relative circonstantielle, suivie de hitattedu {הִתְעַתְּד֣וּ | hitʿattedû} au hitpael parfait, exprimant la destination de destruction. Le groupe prépositionnel le-gallim {לְגַלִּים | lə-gallîm} achève la relative en précisant la finalité de monceau. Cette succession de qualificatifs et de relatives crée un rythme emphatique et souligne l'ironie entre l'acte d'habiter et le destin de ruine. |