| 9. Exégèse Linguistique Le verset présente deux propositions juxtaposées reliées par ve-lo {וְלֹא | wə-lōʾ} « et ne… pas » et renforcées par ve-lo-od {וְלֹא־ע֝֗וֹד | wə-lōʾ-ʿôḏ} « et ne… plus ». Ayin {עַ֣יִן | ʿǎ-yin} en position initiale met l’accent sur la perception visuelle, suivie de shezafatu {שְׁ֭זָפַתּוּ | še-zā-faṯû} au parfait pour marquer l’achèvement de l’action. L’imparfait Qal de tosif {תוֹסִ֑יף | tō-sîp̄} évoque la possibilité d’un regard supplémentaire non réalisé, tandis que teshurennu {תְּשׁוּרֶ֥נּוּ | tə-šû-rē-nnû} en imparfait projeté souligne la permanence du non-regard futur. Mekomu {מְקוֹמֽוֹ | mə-qō-mō} conclut la phrase dans une construction possessive, désignant l’espace désormais privé de vision. Cette structure syntaxique renforce l’idée de l’absence irréversible tant de l’objet que de son lieu. |