| 33. Exégèse Linguistique Le verset débute par matqu {מָֽתְקוּ־ | māṯ-qū} 'elles deviennent douces', un parfait Qal appliqué aux rigvei nakhal {רִגְבֵ֫י נָ֥חַל | rig-ḇê nā-ḥal} 'mottes de terre du torrent' qui expriment l’idée d’une sépulture apaisée. L’expression ve-acharav kol adam yimshokh {וְ֭אַחֲרָיו כָּל־אָדָם יִמְשׁ֑וֹךְ | wə-ʾa-ḥă-rāw kāl-ʾā-ḏām yim-šōḵ} 'et après lui tout homme suivra' établit une procession universelle où chaque homme suit le même destin funéraire. Enfin, u-lefanav ein mispar {וּלְפָנָ֗יו אֵ֣ין מִסְפָּֽר | û-lə-fā-nāw ʾên mis-pār} 'et devant lui il n’y a pas de nombre' souligne l’innombrabilité de ceux qui l’ont précédé. La structure hébraïque focalise sur le verbe initial et la juxtaposition de clauses temporelles, ce qui crée un rythme solennel et souligne l’universalité de la mort. |