John 14:7ExégèseBAT

John 14 : 7 Connaissance | Révélation | Paternité
7. Exégèse Linguistique
La phrase commence par la structure conditionnelle ei egnokeite me {εἰ ἐγνώκειτέ με | ei egnṓ-kei-te me}, une condition irréelle de deuxième type: la protase utilise le parfait indicatif pour une connaissance passée qui n'a pas eu lieu, tandis que l'apodose eideite {ᾔδειτε | ḗ-dei-te} est au plus-que-parfait avec la particule an {ἂν | an}, marquant ce qui aurait été vrai si la condition avait été remplie. Le groupe ton patera mou {τὸν πατέρα μου | tón patéra mou} est coordonné par kai {καὶ | kaí} à me, établissant un parallélisme fort entre connaissance du Fils et du Père. Le tournant discursif apʼ arti {ἀπʼ ἄρτι | ap ár-ti} introduit une nouvelle situation temporelle : désormais, la condition théorique est remplacée par un fait accompli, exprimé par le présent ginoskete {γινώσκετε | gi-nṓ-ske-te} (connaissance actuelle) et le parfait heorakate {ἑωράκατε | he-ṓ-ra-ka-te} (vision passée aux effets durables). La répétition de auton {αὐτὸν | au-tón} après ginoskete et heorakate met l'accent sur la personne du Père comme objet de connaissance et de vision. En français, il convient de distinguer clairement la condition irréelle (imparfait + conditionnel passé) de l'affirmation présente (présent + passé composé) pour reproduire le contraste grec entre ce qui aurait dû être et ce qui est maintenant rendu possible par la révélation en Jésus.

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