| 29. Exégèse Linguistique Le verset commence par legousin {Λέγουσιν | Lé-gou-sin} comme verbe de déclaration au présent historique, suivi du sujet explicite hoi mathētai autou {οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ | hoi ma-thē-tái au-toû}, où l’article et le nom au nominatif identifient clairement les locuteurs, tandis que le génitif autou marque la relation de possession envers Jésus. L’exclamation ide {Ἴδε | Í-de} introduit une interjection qui attire l’attention sur la situation nouvelle décrite par l’adverbe nyn {νῦν | nŷn}, marquant un contraste temporel avec la manière antérieure de parler. La locution prépositionnelle en parrēsia {ἐν παρρησίᾳ | en par-rē-síā} emploie un datif de manière pour qualifier le verbe laleis {λαλεῖς | la-leîs}, soulignant le caractère direct et transparent du discours. La conjonction kai {καὶ | kaí} relie cette affirmation à la seconde, structurée autour du verbe legeis {λέγεις | lé-geis} et de son complément direct paroimian oudemian {παροιμίαν οὐδεμίαν | pa-roi-mí-an ou-de-mí-an}, où l’adjectif indéfini postposé exprime une négation totale : aucune figure de style n’est employée. Le parallélisme entre laleis et legeis, chacun associé à une précision de manière (en parrēsia d’un côté, paroimian oudemian de l’autre), met en relief le contraste entre la parole claire actuelle et le langage figuré utilisé auparavant. En français, cette structure est rendue par deux propositions coordonnées, en conservant l’exclamation initiale et la valeur temporelle de nyn par « maintenant ». |