| 1. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec le participe aoriste tauta eipōn {Ταῦτα εἰπών | eiṓn} exprimant une action antérieure et circonstancielle, préparant la scène suivante. Le sujet Iesous {Ἰησοῦς | Iēsoûs} précède le verbe exelthen {ἐξῆλθεν | exēlthen}, soulignant son initiative, suivi du groupe syn tois mathētais autou {σὺν τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ | sún toîs mathētaîs autoû} marquant l’accompagnement. L’expression de lieu pêran tou kheímarrou tou Kedrōn {πέραν τοῦ χειμάρρου τοῦ Κεδρὼν | pêran toû kheímarrou toû Kedrōn} combine une préposition avec deux génitifs successifs pour localiser le mouvement « au-delà du torrent du Cédron ». La subordonnée relative hopou ên kēpos {ὅπου ἦν κῆπος | hópou ên kēpos} introduit l’existence d’un jardin, et la proposition prépositionnelle eis hon eisēlthen {εἰς ὃν εἰσῆλθεν | eis hon eisēlthen} décrit l’entrée, avec autos placé avant le groupe sujet coordonné pour mettre en relief Jésus lui-même, puis ses disciples. En français, le participe aoriste devient une locution temporelle pour clarifier l’antériorité, et les propositions relatives sont rendues de façon à conserver la progression spatiale du récit. |