| 11. Exégèse Linguistique La phrase grecque commence par le verbe eipen {εἶπεν | eî-pen} « il dit », immédiatement suivi de oun {οὖν | oun} « donc », qui enchaîne logiquement cette réplique à l’arrestation. Le sujet ho Iesous {ὁ Ἰησοῦς | ho Iē-soûs} « Jésus » est explicite, et tō Petrō {τῷ Πέτρῳ | tō Pé-trō} « à Pierre » au datif signale un discours direct. L’impératif bale {Βάλε | Bá-le} « jette/remets » ordonne clairement l’action, et la préposition eis régit tēn thēkēn {εἰς τὴν θήκην | eis tēn thḗ-kēn} « dans le fourreau », achevant la métaphore de l’abandon de la violence. Le groupe to potērion… ho dedōken moi ho patēr {τὸ ποτήριον ὃ δέδωκέν μοι ὁ πατὴρ | to po-tḗ-ri-on ho dé-dō-ken moi ho pa-tḗr} introduit la « coupe » comme don achevé du Père, tandis que la construction ou mē piō auto {οὐ μὴ πίω αὐτό | ou mē pí-ō au-tó} forme une négation renforcée au subjonctif, créant une question rhétorique qui souligne l’impossibilité pour Jésus de refuser le destin divin. En français, la question négative rend l’engagement résolu tout en offrant une lecture fluide. |