| 13. Exégèse Linguistique La phrase commence avec la conjonction kai {καὶ | kaí} 'et', qui enchaîne cette scène au récit précédent. Le verbe aoriste egagon {ἤγαγον | ē-ga-gon} 'ils ont conduit' est le noyau verbal, suivi de la préposition pros {πρὸς | pròs} 'vers, chez' et de l'accusatif Hannan {Ἅνναν | Hán-nan}, indiquant le destinataire du mouvement. L'adverbe proton {πρῶτον | prô-ton} 'd'abord' marque la priorité chronologique de cette comparution. La conjonction explicative gar {γὰρ | gár} 'car' introduit la raison de cette étape procédurale, exprimée par la clause copulative pentheros tou Kaiapha en 'il était le beau-père de Caïphe', où pentheros {πενθερὸς | pen-the-rós} est sujet au nominatif et tou Kaiapha {τοῦ Καϊάφα | toû Kai-á-pha} le génitif de relation. La subordonnée hos en archiereus {ὃς ἦν ἀρχιερεὺς | hos ēn ar-khi-e-reús} précise que Caïphe occupait la fonction de grand-prêtre, et le syntagme génitif tou eniautou ekeinou {τοῦ ἐνιαυτοῦ ἐκείνου | toû en-ia-toû e-keí-nou} délimite cet office à une année particulière. L’usage répété de l’imparfait en souligne un état continu durant la période évoquée. En français, la causalité est rendue par 'parce que', et la structure relative est maintenue pour refléter fidèlement l’agencement grec tout en assurant la clarté du récit. |