| 32. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec ēlthon {ἦλθον | êl-thon} 'ils vinrent', un aoriste actif marquant une action ponctuelle, suivi de la particule de conséquence oun {οὖν | oûn} liant la scène précédente à l’intervention des soldats. La construction verbe-sujet hoi stratiōtai {οἱ στρατιῶται | hoi stratiōtai} est typique du récit grec, rendue en français par sujet-verbe pour la clarté. La particule men {μὲν | men} dans tou men prōtou {τοῦ μὲν πρώτου | toû men pró-tou} introduit un contraste implicite avec tou allou {τοῦ ἄλλου | toû állou}, restitué formellement par « du premier, puis de l’autre ». Le verbe kateaxan {κατέαξαν | ka-té-a-xan} prend l’accusatif ta skelē {τὰ σκέλη | ta ské-lē}, 'les jambes', traduit par « brisèrent » ou « cassèrent » selon le registre. Le participe passif systaurōthentos autō {συσταυρωθέντος αὐτῷ | sys-tau-rō-thén-tos au-tôi} forme un génitif descriptif en relation d’association, rendu soit par une relative explicative (« qui avait été crucifié avec lui »), soit par une périphrase spatiale dynamique (« crucifié à ses côtés »), préservant simultanéité et union du supplice. |