| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec le verbe legei {λέγει | lé-gei} ‘il dit’, qui instaure le discours direct, suivi du vocatif gynai {Γύναι | Gý-nai} ‘femme’, marquant l’interpellation. Deux interrogations coordonnées, ti klaieis {τί κλαίεις | tí klái-eis} ‘pourquoi tu pleures’ et tina zeteis {τίνα ζητεῖς | tí-na zē-teîs} ‘qui tu cherches’, sont exprimées au présent pour souligner l’immédiateté. Le participe dokousa {δοκοῦσα | do-koû-sa} ‘pensant’, associé à ekeinē {ἐκείνη | e-keí-nē} au nominatif, introduit la subordonnée complétive hoti {ὅτι | hó-ti} ‘que’, rendant compte de l’illusion (ho kēpouros estin {ὁ κηπουρός ἐστιν | ho kē-pou-rós é-stin}). Le second discours direct commence avec legei autō {λέγει αὐτῷ | lé-gei au-tôi} ‘elle dit à lui’ et le vocatif kurie {Κύριε | Ký-ri-e}, traduisant la forme de politesse. La construction conditionnelle ei sù ebastasas auton {εἰ σὺ ἐβάστασας αὐτόν | ei sù e-bá-sta-sas au-tón} ‘si c’est toi qui l’as emporté’ précède l’impératif eipe moi {εἰπέ μοι | ei-pé moi} ‘dis-moi’, la question de lieu pou ethēkas auton {ποῦ ἔθηκας αὐτόν | poû é-thē-kas au-tón} ‘où tu l’as mis’ et se conclut par kagō auton arō {κἀγὼ αὐτὸν ἀρῶ | ka-gṓ au-tòn a-rô} ‘et moi, je le prendrai’. Les ajustements en français assurent la fluidité tout en conservant l’ordre et la solennité des vocatifs. |