| 14. Exégèse Linguistique La phrase commence avec tauta {ταῦτα | taû-ta} « ces choses », renvoyant au discours antérieur de Marie. Le participe eipousa {εἰποῦσα | ei-poû-sa} établit une circonstance temporelle précédant l’action principale estraphē {ἐστράφη | e-strá-phē}, un aoriste passif dénotant le retournement soudain. La construction prépositionnelle eis ta opisō {εἰς τὰ ὀπίσω | eis ta o-pí-sō} met l’accent sur la direction du mouvement. La coordination par kai {καὶ | kaí} relie ce mouvement à la perception durable exprimée par theōrei {θεωρεῖ | theo-reî}, un présent actif soulignant la vision réfléchie. L’objet direct ton Iēsoun hestōta {τὸν Ἰησοῦν ἑστῶτα | tón Iē-soûn he-stô-ta} combine l’accusatif de la personne et le participe parfait décrivant l’état de Jésus debout, marquant un résultat stable. La seconde proposition coordonnée introduite par kai et la négation ouk ēidei {οὐκ ᾔδει | ouk ēi-dei} au plus-que-parfait exprime l’ignorance prolongée. La subordonnée complétive hoti Iēsous estin {ὅτι Ἰησοῦς ἐστιν | hó-ti Iē-soûs es-tin} précise le contenu de cette ignorance. Cette juxtaposition de l’action visible et de la non-reconnaissance confère une tension narrative, traduite en français par des liaisons temporelles et adversatives. |