| 25. Exégèse Linguistique La séquence débute par l’imparfait elegon {ἔλεγον | é-le-gon} introduit par oun {οὖν | oûn}, exprimant l’insistance des disciples. Le groupe nominal sujet hoi alloi mathētai {οἱ ἄλλοι μαθηταί | hoi ál-loi ma-thē-tái} précède Heōrakamen ton kurion {Ἑωράκαμεν τὸν κύριον | he-ō-rá-ka-men tón kú-ri-on}, où le parfait met en relief une expérience passée aux effets actuels. La réponse de Thomas s’insère avec ho de eipen autois {ὁ δὲ εἶπεν αὐτοῖς | ho dè eî-pen au-toîs}, la particule de contraste dè marquant l’opposition. La proposition conditionnelle Ean mē idō… kai balō… kai balō {Ἐὰν μὴ ἴδω… καὶ βάλω… καὶ βάλω | e-án mē í-dō… kaí bá-lō… kaí bá-lō} aligne trois subjonctifs aoristes coordonnés, chacun encadré par une préposition (en, eis) pour localiser les actions visuelles et tactiles dans les mains, le doigt et la main. L’apodose ou mē pisteusō {οὐ μὴ πιστεύσω | ou mē pis-teú-sō} combine deux négations pour renforcer le refus de croire sans preuve tangible. Le parallélisme des segments conditionnels, lié par kai {καὶ | kaí}, intensifie la tension entre le témoignage et l’incrédulité de Thomas. |