| 9. Exégèse Linguistique Le verset commence par l’adverbe oudepō {οὐδέπω | oudépō} ‘pas encore’, placé en tête pour souligner l’inachèvement de la compréhension des disciples. La conjonction gar {γὰρ | gár} ‘car’ relie ce constat explicatif au récit précédent, indiquant la raison de leur réaction. Le verbe ēdeisan {ᾔδεισαν | ḗdeisan} au parfait actif met l’accent sur un état de connaissance (ou ici de non-connaissance) censé être établi mais qui ne l’est pas encore. L’article accusatif tēn {τὴν | tḗn} avec graphēn {γραφὴν | graphḗn} forme l’objet direct ‘l’Écriture’, terme technique pour les Écritures reconnues. La conjonction hoti {ὅτι | hóti} introduit la proposition complétive qui en donne le contenu : dei {δεῖ | deî} ‘il faut’ exprime une nécessité objective, présentée comme dessein divin ou scripturaire. Dans cette subordonnée, auton {αὐτὸν | autón} est le complément d’objet direct de dei et renvoie à Jésus, et la préposition ek {ἐκ | ek} avec le génitif nekrōn {νεκρῶν | nekrôn} indique le domaine (d’entre les morts) d’où Jésus doit ressusciter, l’infinitif aoriste anastēnai {ἀναστῆναι | anastênai} fonctionnant comme complément de la nécessité. En français, on traduit hoti par “que” et on suit dei d’un infinitif pour rendre la nécessité scripturaire. |