| 23. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la conjonction et le verbe wayyiqtol vayehi {וַיְהִ֗י | wa-yə-hî} ‘et il advint’, marquant un développement narratif. L’expression gevul benei Reuven {גְּבוּל בְּנֵ֣י רְאוּבֵ֔ן | gə-ḇûl bə-nê rə-ʾū-ḇēn} établit la limite tribale. Le terme hayarden {הַיַּרְדֵּ֖ן | ha-yar-dēn} avec article défini met en relief le Jourdain comme frontière naturelle, renforcé par l’apposition u-gevul ‘et frontière’. Le démonstratif zot {זֹ֣את | zōṯ} introduit la déclaration de la possession, suivie de nachalat benei-Reuven {נַחֲלַת בְּנֵֽי־רְאוּבֵן֙ | na-ḥa-laṯ bə-nê-rə-ʾū-ḇēn}, ‘héritage des fils de Ruben’. L’expression le-mishpechotam précise la subdivision interne, et la suite hearim ve-chatzeihen clôt la description en distinguant villes et villages, soulignant la double catégorie d’habitat. |