| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la conjonction ki {כִּי | kî} ‘car’, qui introduit la justification du partage. Le sujet féminin pluriel bənôt Menasheh {בְּנ֣וֹת מְנַשֶּׁה | bə-nōṯ mə-naš-šeh} ‘filles de Manassé’ précède le parfait nahalu {נָחֲל֥וּ | nā-ḥă-lû} ‘héritèrent’, soulignant l’inattendu de ce groupe féminin recevant naḥalah {נַחֲלָה | na-ḥă-lāh} ‘héritage’. L’expression bətokh banav {בְּת֣וֹךְ בָּנָ֑יו | bə-tōḵ bā-nāw} ‘au milieu de ses fils’ localise la réception. La conjonction vav coordonne avec ve-ʾereṣ ha-Gilad {וְאֶ֙רֶץ֙ הַגִּלְעָ֔ד | wə-ʾe-reṣ ha-ḡil-ʿāḏ} ‘et le pays de Galaad’, suivi du parfait hayetah {הָיְתָה | hā-yə-ṯāh} ‘était’, introduisant l’état d’appartenance exprimé par li-bnei-Menasheh hanotarim {לִבְנֵֽי־מְנַשֶּׁה הַנּֽוֹתָרִֽים | li-ḇnê-mə-naš-šeh han-nō-ṯā-rîm} ‘pour les fils restants’. Le participe hanotarim fonctionne comme substantif désignant les héritiers exclus. |