| 7. Exégèse Linguistique Le verset débute par la vav consécutif vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yō-mer} 'et il dit', qui ouvre le dialogue de Samson adressé à Dalila (eleha {אֵלֶיהָ | ʾê-lê-hā} 'à elle'). La particule conditionnelle im {אִם־ | ʾim} 'si' marque la clause hypothétique dont le verbe principal yaasruni {יַאַסְרֻנִי | ya-ʾăs-rū-nî} 'on me lie' comprend un suffixe de 1re pers. soulignant la personne affectée. Le groupe instrumental beshivah yatarim lakhim {בְּשִׁבְעָה יְתָרִים לַחִים | bə-šiv-ʿāh yə-tā-rîm la-ḥîm} décrit la méthode, précisé par la relative asher lo choravu {אֲשֶׁר לֹא־חֹרָבוּ | ʾă-šer lōʾ ḥō-rā-ḇū} 'qui n’ont pas été séchées', indiquant un état de souplesse requis. Les deux vav consécutifs vechaliti {וְחָלִיתִי | wə-ḥā-lî-tî} 'et je deviendrai faible' et vehayiti {וְהָיִיתִי | wə-hā-yî-tî} 'et je deviendrai' structurent la conséquence, qui s’achève par la comparaison keechad haadam {כְּאַחַד הָאָדָם | kə-ʾa-ḥaḏ hā-ʾā-dām} 'comme un homme'. Cette syntaxe conditionnelle-causale accentue l’idée que la perte de souplesse entraîne la perte de puissance. |