| 8. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par le wayyiqtol wayyelek {וַיֵּ֨לֶךְ | wa-yē-leḵ} marquant la transition narrative et le mouvement du protagoniste. L’expression d’origine combine deux construct-chain me-ha-ir mi-bêṯ le-ḥem yə-hū-ḏāh {מֵהָעִ֗יר מִבֵּ֥ית לֶ֙חֶם֙ יְהוּדָ֔ה} pour situer précisément le point de départ. L’infinitif final lagur {לָג֖וּר | lā-gûr} introduit le but du déplacement, suivi de la proposition relative ba-asher yimtza {בַּאֲשֶׁ֣ר יִמְצָ֑א | ba-ʾă-šer yim-ṣāʾ}, soulignant la nature conditionnelle du refuge. Le second wayyiqtol vayavo {וַיָּבֹ֧א | wa-yā-ḇōʾ} indique l’accomplissement et la localisation en har ephraim {הַר־אֶפְרַ֛יִם | har ʾephraim}, jusqu’à la borne ad beit mikha {עַד־בֵּ֥ית מִיכָ֖ה | ʿad bêṯ mî-ḵāh}. Enfin, l’infinitif la-asot {לַעֲשׂ֥וֹת | la-ʿăśōṯ} avec darko {דַּרְכּֽוֹ | darkō} explicite l’objectif de la trajectoire individuelle, créant un sens d’errance propre aux Juges. |